2.12.12
Proselytisme polyglotte
15.10.10
La photo du mois "A poil(s)"
Je pense qu'il faudrait qu'on nous prenne en photo quand on découvre ce fameux thème quelques semaines avant vous... J'ai eu des problèmes existentiels, ou presque, depuis que je l'ai lu et je peux vous dire tout ce que à quoi vous avez échappé: des écureuils, un ours polaire qui fait la sieste, des oiseaux par pur esprit de contradiction, des promeneurs de chiens, un clochard, une splendide statue de danseuse du Met', un non moins splendide fessier de dieu grec toujours au Met', un très beau joggueur torse nu à Central park, un graffiti porno, un beau gosse tout à fait habillé .. bref, c'est pas le choix qui manquait, un jour je vais finir par écrire le making of de ce fameux choix chaque mois.
Puis en regardant mes très vieilles photos, j'ai retrouvé celle là qui date d'Halloween 2008, notre tout premier, et qui m'a rappelé à quel point j'avais été frappée par la propension des new yorkaises à se mettre quasi toute nues ce jour là, au point qu'on se demande si ce qui fait un bon déguisement n'est pas directement proportionnel à la quantité de peau dévoilée ... puis évidement leur amour immodéré des chiens .. bon il reste un peu de tissus faut pas exagérer mais je vous assure que de se trouver un costume un peu joli où vous n'avez ni la poitrine ou les fesses a l'air c'est pas si facile.. et en plus c'est la fin Octobre, il fait froid! Bref, une photo qui conjugue le plaisir de la préparation d'halloween qui arrive, un chien, et une jolie fille dont je suis prête à parier que le déguisement s'appelle "French maid" ...
Pour voir si mes autres compagnons de jeux ont eu l'esprit plus aventureux que moi:
2.2.10
Il a quelque chose de Van Damne
Et oui, ce que nous redoutions depuis quelques temps est en train d'arriver.. petit flash back pour vous permettre de mieux comprendre, il y a bientôt un an notre fiston, alors âgé de 2ans et demi commençait sa vie en communauté de ce côté ci de l'atlantique, et il lui manquait alors un atout de poids... il était alors totalement incapable de parler avec les autres enfants, donc il a commencé par être expert dans la communication non verbale mais au combien claire: il grognait, s'énervait poussait des cris de monstres au playground, voire des rugissements, se débrouillait avec ses sourires enjôleurs, ses pouces, et toute la panoplie de tirages de manche de pantalon et tout ce qui s'ensuit pour parvenir à ses fins. A cette époque je me souviens que chaque matin j'étais bien inquiète en le laissant, en me demandant si il lui arrivait quelque chose, est ce que quelqu'un parviendrait à comprendre ce qu'il aurait besoin de dire.. et dans notre grande chance il a commencé par avoir une petite traductrice franco japonaise de 3 ans, qui l'a pris sous son aile (alors qu'il faisait une tête de plus qu'elle ), lui expliquait tout et le chouchoutait, une vraie petite mère poule pour lui.. et puis cette petite fille a déménagé pour le Japon.. catastrophe! Non parce que ces deux mois avaient été suffisants pour qu'il acquière l'arsenal de base pour se faire comprendre, et surtout il a retrouvé une autre petite française, ces deux là s'entendaient comme deux larrons en foire.. donc Timothée a continué son apprentissage toujours dans un contexte 100% anglophone mais quand même un peu "bébéphone" aussi.
Cet été nous sommes rentrés en France faire le tour de la famille, et là nous avons pu nous rendre compte déjà du chemin qu'il avait fait puisque pour la première fois il a été capable de nous dire le mot chien en anglais ça se dit dog, ce qui signifiait non seulement qu'il avait bien acquis chacun des deux langages mais également été capable d'établir une correspondance entre les deux, c'est aussi à cette période que nous avons vu qu'il ne s'adressait jamais dans la mauvaise langue aux personnes sauf, quand il a compris que chanter ou raconter une comptine en anglais devant sa famille française ça faisait beaucoup d'effet.
En Septembre, donc au bout de 6 mois de cette immersion, étant un peu plus grand il est passé dans une section avec des enfants plus âgés que lui, ne parlant plus du tout "bébé", tous anglophones et les progrès ont été spectaculaires, au point qu'on m'a demandé de plus en plus régulièrement s'il parlait autre chose que l'anglais quand les gens l'entendaient parler en anglais puis s'adresser à moi en français. Et maintenant nous avons un petit gars de 3 ans et demi, qui parle très bien français et très bien anglais aussi, avec un accent américain à provoquer une crise d'apoplexie à tous les professeurs d'anglais en France, toujours si prompts à nous inculquer le "bon" accent Oxfordien.. donc malgré quelques inconvénients (comme le fait que son père et moi ne puissions plus échanger en anglais quand on voulait se dire des choses ne devant pas être comprises, parce que maintenant il comprend vraiment tout tout tout.. ce qui a fait place a une sorte de langue des signes matinée de verlan.. mais je crains que ça ne tienne pas bien longtemps non plus) tout ça se passe très bien. Le petit problème que nous commençons à avoir, c'est qu'il apprend en anglais dans la journée, donc des tas de mots de base lui viennent naturellement en anglais, et ça donne des phrases à la Van Damme comme à propos des pépins présents dans la pomme
les mots en italique et en rose sont a lire avec un très fort accent américain.
- et si on plante la seed, ça grow et ça donne un tree ? (j'ose même pas imaginer quand nous aurons LA conversation sur les bébés...)
ou bien
non je ne veux pas de pomme, I want a banana
donc à ça on lui répond que soit il fait tout en anglais soit tout en français mais là, ça ne fonctionne pas.. on a l'impression de vivre avec Jean Claude Van Damme, et c'est super dur de ne pas éclater de rire au milieu de la conversation même quand il dit une énorme bêtise.
Bon alors, nous ne sommes vraiment pas trop compliqués avec lui, quand il nous parle en anglais on continue en anglais, et idem en français, mais il y a encore certaines petites choses qu'il n'a pas assimilées.
Il se plaignait il y a quelques jours d'une chose qu'il n'arrivait pas à faire à l'école, et je lui dis il faut que tu demandes à ta maîtresse de t'aider, tu lui répèteras ce que tu viens de me dire. Et ce petit bonhomme me regarde effaré, à moitié rigolant, interloqué, et il me répond "Mais maman, enfin, tu sais bien que les teachers, elles parlent pas français!" Ah oui forcément, vu comme ça..
Petite cerise sur le gâteau, nous avons maintenant une ressource supplémentaire de vocabulaire, quand je demande comment on dit ça.. ce qui a priori ne s'adressait pas vraiment à lui, il nous répond de plus en plus souvent ou alors il nous gratifie de leçons de prononciation sur certains mots comme chimney
Et oui, ce que nous redoutions depuis quelques temps est en train d'arriver.. petit flash back pour vous permettre de mieux comprendre, il y a bientôt un an notre fiston, alors âgé de 2ans et demi commençait sa vie en communauté de ce côté ci de l'atlantique, et il lui manquait alors un atout de poids... il était alors totalement incapable de parler avec les autres enfants, donc il a commencé par être expert dans la communication non verbale mais au combien claire: il grognait, s'énervait poussait des cris de monstres au playground, voire des rugissements, se débrouillait avec ses sourires enjôleurs, ses pouces, et toute la panoplie de tirages de manche de pantalon et tout ce qui s'ensuit pour parvenir à ses fins. A cette époque je me souviens que chaque matin j'étais bien inquiète en le laissant, en me demandant si il lui arrivait quelque chose, est ce que quelqu'un parviendrait à comprendre ce qu'il aurait besoin de dire.. et dans notre grande chance il a commencé par avoir une petite traductrice franco japonaise de 3 ans, qui l'a pris sous son aile (alors qu'il faisait une tête de plus qu'elle ), lui expliquait tout et le chouchoutait, une vraie petite mère poule pour lui.. et puis cette petite fille a déménagé pour le Japon.. catastrophe! Non parce que ces deux mois avaient été suffisants pour qu'il acquière l'arsenal de base pour se faire comprendre, et surtout il a retrouvé une autre petite française, ces deux là s'entendaient comme deux larrons en foire.. donc Timothée a continué son apprentissage toujours dans un contexte 100% anglophone mais quand même un peu "bébéphone" aussi.
Cet été nous sommes rentrés en France faire le tour de la famille, et là nous avons pu nous rendre compte déjà du chemin qu'il avait fait puisque pour la première fois il a été capable de nous dire le mot chien en anglais ça se dit dog, ce qui signifiait non seulement qu'il avait bien acquis chacun des deux langages mais également été capable d'établir une correspondance entre les deux, c'est aussi à cette période que nous avons vu qu'il ne s'adressait jamais dans la mauvaise langue aux personnes sauf, quand il a compris que chanter ou raconter une comptine en anglais devant sa famille française ça faisait beaucoup d'effet.
En Septembre, donc au bout de 6 mois de cette immersion, étant un peu plus grand il est passé dans une section avec des enfants plus âgés que lui, ne parlant plus du tout "bébé", tous anglophones et les progrès ont été spectaculaires, au point qu'on m'a demandé de plus en plus régulièrement s'il parlait autre chose que l'anglais quand les gens l'entendaient parler en anglais puis s'adresser à moi en français. Et maintenant nous avons un petit gars de 3 ans et demi, qui parle très bien français et très bien anglais aussi, avec un accent américain à provoquer une crise d'apoplexie à tous les professeurs d'anglais en France, toujours si prompts à nous inculquer le "bon" accent Oxfordien.. donc malgré quelques inconvénients (comme le fait que son père et moi ne puissions plus échanger en anglais quand on voulait se dire des choses ne devant pas être comprises, parce que maintenant il comprend vraiment tout tout tout.. ce qui a fait place a une sorte de langue des signes matinée de verlan.. mais je crains que ça ne tienne pas bien longtemps non plus) tout ça se passe très bien. Le petit problème que nous commençons à avoir, c'est qu'il apprend en anglais dans la journée, donc des tas de mots de base lui viennent naturellement en anglais, et ça donne des phrases à la Van Damme comme à propos des pépins présents dans la pomme
les mots en italique et en rose sont a lire avec un très fort accent américain.
- et si on plante la seed, ça grow et ça donne un tree ? (j'ose même pas imaginer quand nous aurons LA conversation sur les bébés...)
ou bien
non je ne veux pas de pomme, I want a banana
donc à ça on lui répond que soit il fait tout en anglais soit tout en français mais là, ça ne fonctionne pas.. on a l'impression de vivre avec Jean Claude Van Damme, et c'est super dur de ne pas éclater de rire au milieu de la conversation même quand il dit une énorme bêtise.
Bon alors, nous ne sommes vraiment pas trop compliqués avec lui, quand il nous parle en anglais on continue en anglais, et idem en français, mais il y a encore certaines petites choses qu'il n'a pas assimilées.
Il se plaignait il y a quelques jours d'une chose qu'il n'arrivait pas à faire à l'école, et je lui dis il faut que tu demandes à ta maîtresse de t'aider, tu lui répèteras ce que tu viens de me dire. Et ce petit bonhomme me regarde effaré, à moitié rigolant, interloqué, et il me répond "Mais maman, enfin, tu sais bien que les teachers, elles parlent pas français!" Ah oui forcément, vu comme ça..
Petite cerise sur le gâteau, nous avons maintenant une ressource supplémentaire de vocabulaire, quand je demande comment on dit ça.. ce qui a priori ne s'adressait pas vraiment à lui, il nous répond de plus en plus souvent ou alors il nous gratifie de leçons de prononciation sur certains mots comme chimney a prononcer ʃ(ə)mine ... en tout cas c'est vraiment agréable de le voir jongler dans ces deux langues. Mais cela nous conforte quand même dans l'idée qu'à partir d'un certain âge l'enseignement doit être au minima bilingue sinon dans la langue maternelle sinon des pans entiers de vocabulaires ne seront probablement pas acquis...
Alors pour ceux qui n'ont pas de Timothée sous la main, des sites de référence très pratiques pour traduire ou entendre la prononciation de mots:
WordReference : site de traduction classique du français à l'anglais et vice versa valable pour d'autres langues également
Merriam Webster: dictionnaire en ligne classique mais qui a l'avantage de permettre d'entendre la prononciation correcte des mots
Google translate: classique aussi, pas toujours ultra performant a cause d'une traduction à l'emporte pièce, peu fine.. mais qui peut quand même rendre service pour vous permettre par exemple de traduire une page web dans une autre langue
: site de traduction classique du français à l'anglais et vice versa valable pour d'autres langues également
Merriam Webster: dictionnaire en ligne classique mais qui a l'avantage de permettre d'entendre la prononciation correcte des mots
Google translate: classique aussi, pas toujours ultra performant a cause d'une traduction à l'emporte pièce, peu fine.. mais qui peut quand même rendre service pour vous permettre par exemple de traduire une page web dans une autre langue
21.1.10
Bug bancaire
18.10.09
One year later
Mister T, ne rentre plus totalement lessivé d'avoir du s'exprimer en anglais toute la journée comme c'était le cas au début.
Bon évidemment, il y a quelques collisions entre les deux langues assez régulièrement, comme une pomme qui devient pour lui une apomme (apple + pomme), ou dans le cas de mots proches comme montagne et mountain ça devient, "alors dans la mountain"; le pompon c'est quand il se met a conjuguer des verbes anglais avec des terminaisons françaises ... De temps en temps, il inverse la place des mots dans la phrase en français. Bien évidemment je le soupçonne de faire pareil dans l'autre sens, mais c'est plus difficile pour moi de m'en rendre compte. En tout cas cet âge de deux ans et demi semble idéal pour l'apprentissage d'une nouvelle langue, la première étant déjà bien acquise, la deuxième se fait a grande vitesse. Ce qui nous fait tout bizarre a nous, ses parents, c'est sa maîtrise impeccable des petits mots genre this ou that, overthere, le truc qui fait que même si ça fait 20 ans qu'on parle anglais, ben lui il n'a jamais eu besoin d'y réfléchir.. puis évidemment, il comprend les paroles des chansons, alors que moi je ne les avais jamais écoutées jusqu'à cette année!
Dernière petite chose, ma grande trouille, c'est de mélanger des mots très proches mais au sens très éloignés voire archi vulgaires... forcément ça m'arrivera bien un jour si ça ne s'est pas déjà produit..