17.4.13

Trois petits tours ...

et puis s'en va!
J'abandonne New York quelques jours pour des vacances, un marathon (ah non zut.. pas celui la),  faire un tour en France mais pas que... Et j'en rapporterai quelques nouvelles qui j’espère vous intéresseront autant qu'elles m'on occupées lors des mois précédents.Il se peut que je blogue  ou pas... c'est selon, le temps, les murs, ma fatigue, les minutes de libre, les photos prises, ma connexion internet...

bref,

I'll be back!

mon compagnon de voyage, heros de Mo Willems,  si gentiment confié par mon fils chéri avant le départ...


14.4.13

Printemps version sombre

Chaque année je vous bassine avec mes photos des magnolias de Central park... après tout, c'est pas tout a fait de ma faute j'habite juste a côté alors j'ai pas tant le choix que ça en matière de magnolias...  Mais cette année a la faveur d'une expédition en pleine nuit dans Central Park j'ai eu la lumineuse idée de la jouer version sombre... Alors, vous préférez quelle version? jour ou nuit? 




 

11.4.13

13 details de ma vie quotidienne à New York

J'ai trouvé que l'article  "12 détails de la vie quotidienne" de Mathilde de Boston était une excellente idée, et je me suis rendue compte que mes points n'auraient pas été les mêmes, donc je me suis dit que j'allais me prêter au jeu également. 

Désolée pour la hierarchie des idées ou concepts... mais j'ai du mal à classer des trucs pas vraiment comparables ...

  • Retirer du cash en payant a la caisse, ici en payant ses course par exemple il y a souvent une possibilité a la caisse de "cashback" ce qui signifie que votre facture monte du montant en liquide souhaité -généralement entre 10 et 40 dollars- et la caissière voire la caisse automatique vous remet ce montant en liquide. Tres utile pour éviter de payer les frais que facturent les ATM quand vous retirez de l'argent et que ce n'est pas votre banque.
  • Manger en marchant ou boire, chose que je savais absolument pas faire avant d'habiter a New York et que je trouve finalement bien pratique, de temps en temps, mais qui nécessite un peu d'agilité et surtout des emballages de boissons ou nourriture adaptés.
  • Me repérer en cherchant le soleil ou l'Empire State building ou la Freedom Tower, que ça soit en sortant du metro, ou d'un building, première chose toujours repérer Uptown et Dowtown et donc par conséquent East et West... Le reste c'est facile !!!
en sachant que Empire State Building, 34th street & 5th avenue, le tour est joué!
  • Pouvoir acheter des boissons fraiches, de la glace, du papier toilette ou des piles n'importe ou a n'importe quel moment du jour de la nuit, ça honnêtement je ne sais pas comment c'est ailleurs qu'a New York mais c'est un confort extraordinaire, et rien ne me déprime plus quand je rentre en France maintenant que de trouver porte close entre midi et deux heures, un mois pendant l'été, puis deux jours par semaine....
  • Dire oui avant d'avoir le temps de penser non: probablement le plus important de tous ces changements m'ayant affectée, c'est a dire penser différemment et ne plus penser que s'il y a une autre proposition qui n'a pas été essayée au préalable ce n'est pas parce qu'elle n'est pas pertinente ni adaptée... En gros, donner sa chance a d'autres choses, personnes, situations...
  • Ne plus penser au Dimanche comme un jour pour la  famille ou les amis proches seulement, juste un jour ou le travail n'est pas un passage obligé, tout le reste de la vie continuant, prendre le train en marche pour quoi que ce soit,  ce qui n’empêche pas ceux qui le veuillent de continuer à mener leur vie comme ils le veulent le puissent.
  • Penser au prix de l'objet pour le décrire  une chemise a 50 dollar ou une chemise a 200 dollars signifient pour moi des chemises bien différentes...
  • Se dire que je peux acheter tout et n'importe quoi en ligne, rapidement et sans aucun doute que le colis me parviendra en lieu et heure, intact qui plus est. Qui permet par exemple de faire son shopping pendant sa pause repas, ou de réparer un oubli de dernière minute, ou de palier au manque de voiture.
  • Toujours etre capable de trouver du Wifi, assez souvent gratuitement, histoire de soit se repérer sur son téléphone mobile, histoire de palier assez souvent a la piètre couverte mobile due aux monticules de bétons et de ferrailles qui constituent cette ville.
  • S'habituer aux toilettes ou l'on voit tout -si l'on voulait- du a l'espace entre les portes et les montants ... bon j'y suis habituée maintenant, puis je sais que les hommes ne vont jamais jamais dans les WC des femmes et vice versa.
  • Ne plus mettre le nez dehors ou prévoir de le mettre dehors sans vérifier la météo histoire de s'adapter vestimentairement parlant: c'est le prix a payer pour ne plus vivre en climat tempéré, c'est a dire a un endroit ou en deux heures il peut y avoir une chute de températures de 20°C
  • Déposer ses chèques au guichet automatique ou même en prenant une photo avec son téléphone mobile, en quelques secondes...
  • Pouvoir tout se faire livrer, de votre renouvellement de médicaments à un incroyable menu du restaurant pas trop loin, en passant par des capotes a 3h du matin depuis le Deli du coin, mes courses au supermarché hebdomadaire ou le linge de la semaine plié et repassé... Certes tout ça se paie généralement, et pas si cher comparé au confort que cela procure, mais il y a indéniablement des solutions qui résolvent bien des problèmes.
Bon j'ai fait ma liste assez spontanément sans trop réfléchir,  alors je suis sure que j'en oublie des dizaines d'autres mais c'est un bon début déja.
Allez, à qui le tour de nous faire découvrir des petits instantanés d'ailleurs?

8.4.13

Popeye

Allez, le petit dernier du mur sur Houston, ... J'aime bien même si j'ai cette bizarre impression qu'il n'est pas fini... Par Crash.







4.4.13

Harlem cliché...

J'en ai un peu marre de lire partout qu'Harlem c'est sur, totalement recommandé, qu'on peut y aller les yeux fermes dans la plupart des guides, un peu comme pour aller voir les vestiges d'un mythe...  C'est probablement bien moins pire que ça n'a été il y a une quinzaine d'année mais c'est loin d'être un endroit ou je laisserai s'aventurer des amis sans quelques mises en garde: d'abord ou que vous alliez, East ou West Harlem, soyez quand même vigilant à ce qui se passe autour de vous, d'autre part, a partir de la tombée de la nuit, en gros après 20h, ne pas trainer, ni attendre dehors...
D'autre part il y a des endroits d'Harlem qu'il vaut mieux tout simplement éviter, en particulier East Harlem entre 110th Street et 125th Street, la moitie East en gros, très haut lieu de la consommation et de la revente de drogue avec tout ce qui gravite autour dans un endroit ou les armes a feu et blanches pullulent...
 J'y travaille et à chaque jour son lot d’épaves humaines, d'arrestations, de bandes de plastique jaunes "Crime scene do not cross", de dizaines de minuscules petits sachets de plastique sur les trottoirs tous les matins que je sais etre maintenant des contenants pour revente de substance illicites, de personnes qui viennent de se shooter, d'avis "Wanted for murder", de faits divers de gens blessés par balle perdue, de petites annonces des centres de désintoxication et autres shelters proposant de l'aide pour se sortir "des griffes de l'addiction", d'accidents de gens tombés sous une rame de metro ... 
Alors certes, certains trouvent ça très exotique, mais je pense qu'il est utile de savoir de quoi on parle précisément. Une bonne partie d'Harlem est un ghetto ... ni plus ni moins.

D'ailleurs au passage, voici ce que j'ai vu il y a quelques jours au milieu du passage piéton a deux blocs de mon travail...

au moins une qui n'aura blessé personne!
Globalement les hauts lieux "touristiques" d'Harlem  comme l'Appollo Theater, ou certains restaurants ou clubs de jazz sont a des endroits moins risqués... mais soyez prudent. "Better safe than sorry" comme dirait mon collègue....

1.4.13

American style...

Il y a quelques éléments visuels qui pour moi font instantanément penser aux États Unis, trois en particulier: les néons tous tarabiscotés aux couleurs criantes, les panneaux écrits à la main avec ce je ne sais quoi d’immédiatement identifiable, puis les panneaux colorés avec des bulbes d'ampoules vissés dedans comme autant d'étoiles... Comme ce n'est probablement pas trop clair dit comme ça, les voici  en photos



plein de neons.. j'y reviens encore et toujours!




des fontes differentes...







des lumières pleines de couleurs, de formes....





  







Bon alors, qu'est ce que vous rajouteriez comme éléments typiquement  américains visuellement?


28.3.13

Interview du mois sur BlogExpat.com

Voilà, pour en savoir un peu plus sur les coulisses de ce blog! Merci à BlogExpat.com


Je m'appelle Clara, j'ai 35 ans, je suis franco suisse, maman d’un petit garçon, et j'habite "New York,  New York" depuis presque 5 ans, après avoir grandi à Paris et habité quelques années en Normandie.

1. Pourquoi êtes-vous partis à l'étranger ?
Mon mari a eu cette proposition, notre fils avait a peine 2 ans, et on s'est dit "pourquoi pas?"

2. Comment vivez-vous ?
Je travaille, dans une société qui fait de l'import d'épicerie française et qui revend à travers tous les USA en gros ou au détail. J'ai toujours travaillé de loin ou de près dans l'industrie agroalimentaire et je suis toujours aussi surprise de voir a quel point les français tombent tous d'accord sur le terrain de la nourriture, qui s'impose toujours très vite dans les conversations entre parfaits  inconnus français quand ils se retrouvent a l'étranger. C’est au début assez effrayant de commencer à travailler dans une autre langue surtout avec une clientèle en face dont on ne sait pas bien comment elle va réagir mais c’est extrêmement enrichissant, en mon anglais a fait des progrès considérables en grande partie grâce à cela.

3. Est-ce que vous appelez souvent votre pays d'origine, et comment ?

Non je n'appelle pas souvent, je préfère de loin les emails. Généralement j'utilise Skype surtout depuis que je l'ai installe sur mon téléphone, le décalage horaire de 6 heures rend les choses un peu compliquées avec cette impression de décalage permanent et pas seulement pour l'heure.

4. Quelle est la chose que vous préférez en tant qu'expat à New York?
Probablement cette sensation de liberté de tout: de pensée, de s'habiller, d'horaires, de parler sa langue natale ou anglais avec un accent sans que personne ne s'en étonne. En gros ce multiculturalisme plutôt paisible sans nécessairement d'assimilation mais beaucoup de tolérance.

5. Quelle est la pire des choses pour un expat à New York?

Pour moi en tout cas, c'est de savoir que je dépends d'un visa de travail de quelqu'un d'autre –mon mari en l’occurrence- et que cette situation peut m'obliger à tout quitter sans aucun recours en 15 jours si pour une raison X ou Y ce visa n'est plus valable (licenciement, problèmes entre les pays, accident grave ou décès....) C'est une sorte d'épée de Damoclès que je trouve extrêmement pesante.

6. Qu'est ce qui vous manque le plus ?

A  part la famille et les amis proches, pas grand chose en fait a part peut être les petits commerces artisanaux en France et cette sensation que des pendant déjà des centaines d'années des gens sont passes la ou vous êtes dans une rue par exemple, et en général tout ce patrimoine historique que l’on finit par ne même plus voir ou apprécier tant que l'on n’en est pas prive.

7. Qu'avez vous fait pour rencontrer du monde et vous intégrer dans votre
nouvelle vie ?

J'imagine que mon blog « d’une pomme a l’autre »  rentre dans cette catégorie, il m'a amené a rencontrer beaucoup de monde essentiellement français mais aussi a ouvrir les yeux sur ce qui se trouvait autour de moi, en quelques sortes en me fournissant un prétexte -dont je n'ai pas vraiment besoin en fait parce que je suis quand même assez curieuse- pour m'intéresser de plus près a cette autre culture dans laquelle je suis immergée. Au lieu d'y voir une contrainte, j'essaie de mettre en valeur ce qui est différent, et de le partager et de fait, cela m'amène à engager la conversation avec des gens totalement inconnus. Puis on a aussi démarré un « Aperoblog NY » sur le même principe que celui de Londres qui permet de rencontrer les autres blogueurs francophones et les lecteurs s'ils le souhaitent ou les visiteurs de passage, bref, pas le temps de s'ennuyer pour moi!

8. Quelle est l'habitude que vous trouvez la plus étrange dans votre culture d'adoption ?

Probablement cette habitude que la quantité prime toujours sur la qualité ou en tout cas pour une bonne partie de la population. Donc quand une marque veut frapper les esprits elle va faire deux fois plus grand, ou pour montrer qu’on a réussi on a une maison dix fois plus grande.. ainsi de suite.

9. Qu'est-ce qui est un mythe sur votre pays d'adoption ?
Mythe, je ne sais pas, mais ce qui est certain c’est que je trouve l’image perçue des USA en France est à des années lumières de ce que je perçois ici, avec le temps j’en viens à penser que c’est parce que la plupart des articles et analyses sont faites par des gens qui ne connaissent pas assez bien ce pays, probablement parce qu’ils n’y vivent pas ou n’y sont pas restés suffisamment longtemps. Ils interprètent la plupart des choses lues ou vues a travers leur filtre franco français qui est totalement inadapté : même si les américains physiquement nous ressemblent, il y a un fossé culturel extrêmement important. Bien plus qu’avec n’importe quel autre pays d’Europe par exemple je trouve.

10. Quel avis donneriez-vous aux autres expatriés ?
Probablement de ne pas sous estimer l’énorme différence culturelle entre la France ou les autres pays d’Europe et les USA.. parce que cela s’infiltre dans absolument tout au quotidien. D’autre part, de saisir les opportunités de faire de nouvelles rencontres car ici le réseau est, me semble t’il, l’outil le plus puissant pour se faire des nouveaux amis américains ou non, trouver un travail ou juste se tirer des mauvaises passes.. donc ne pas rester isolé en attendant que ça passe tout seul. 

11. Quand et pourquoi avez vous débuté votre blog ?
Je l’ai commencé exactement un mois avant notre décollage/déménagement pour New York, je crois qu’après une longue et insupportable attente où la vie est en suspens pour de la paperasse  –depuis Avril jusqu’ Octobre dans notre cas- j’avais besoin de pouvoir me préparer psychologiquement a ce grand chamboulement sans pour autant être déracinée, et ce blog tient pour moi ce rôle de fil conducteur dans ma vie. C’était même mon idée première, de pouvoir faire partager les petites choses du quotidien à nos familles et amis autrement qu’au téléphone.. chose que je n’aime pas trop faire.

D’autre part, je me dis toujours qu’un jour je l’imprimerai intégralement et le donnerai à lire à mon fils quand il en aura l’âge pour qu’il ait une sorte de mémoire « non retouchée » de ces années, donc je n’écris généralement rien que je ne pense pas qu’il ne soit pas un jour en mesure de pouvoir lire, ni qui ne soit trop personnel pour respecter sa vie privée et notre sécurité.

12.  Quels bénéfices avez vous trouvé au travers de votre blog ?

Inestimables à mes yeux, tout d’abord il m’a aidé à rencontrer d’autres gens, il me permet de garder une trace de ces années, et en relisant des anciens billets je me rends compte à quel point mon point de vue sur certaines choses ou mon étonnement a changé, mais là j’en ai une trace.

Evidemment il m’a permis de rencontrer plein de gens de milieux et d’âges tres différents, des ami(e)s dont certain(e)s sont devenu(e)s très proches. A ce propos, l’immense richesse d’un blog est de toucher des personnes très différentes et en même temps de faire un peu le tri, j’ai en général beaucoup d’affinités avec les gens qui me lisent depuis longtemps sans pour autant qu’on soit semblables. D’ailleurs, j’ai pas l’intention/ la prétention de plaire à tout le monde, et j’ai appris beaucoup aussi grâce à ça en particulier de ne jamais faire quelque chose en espérant une certaine réaction, c’est
D'une pomme a l'autre nychautement imprévisible et je fais tout en suivant mes gouts personnels, donc  à défaut de plaire aux autres, généralement ça m’a plu de le faire a minima. J’ai d’ailleurs très envie de traduire le blog en anglais pour ouvrir le lectorat aux « locaux ».

D’autre part, j’ai redécouvert le plaisir de la photo que j’avais un peu oublié, qui a pris une certaine importance dans ma vie, et j’ai de plus en plus souvent des opportunités qui y sont liées, ce blog est pour moi une sorte de carte de visite/ticket pour de nouvelles aventures. Je termine en ce moment la rédaction d’un guide de voyage, chose qui est à 100% due à ce blog…










  Expat Interview

Ou cliquer ici ....

24.3.13

Brooklyn, we go hard...

Suite de mes ballades dans les zones un peu moins quotidiennes de cette grande ville....   retour a Bushwick  ( comme là ou là avant ) ou j'ai constaté avec bonheur que la plupart de mes murs préférés n'avaient pas été recouverts, et que d'autres ont même vu le jour! Alors avec en sus une bande son qui colle parfaitement "Brooklyn We go hard"




incroyable mural de Joel Bergner






Alec Monopoly...






Roa... of course!






  



et quelques fabuleux oiseaux avec des superbes lettrages
 






 















Et... je suis certaine qu'il y en a plein d'autres que je n'ai pas encore trouvés!